• Victoria Afanasyeva

Avis de soutenance de thèse


"La Française", la Une du numéro du 1er avril 1916.

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai le grand plaisir de vous inviter à la soutenance de ma thèse de doctorat d'histoire intitulée :

Cherchez la femme : histoire du mouvement antialcoolique en France (1835-2013)

Elle aura lieu le jeudi 2 juillet à 14h, à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en visioconférence (zoom).

Le jury sera composé de :

Madame Marie-Emmanuelle Chessel, Directrice de recherche au CNRS, HDR en histoire

Monsieur Ludovic Gaussot, Professeur de sociologie à l'Université de Poitiers, HDR en sociologie

Monsieur Dominique Kalifa, Professeur en histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Madame Véronique Nahoum-Grappe, Anthropologue, ingénieure de recherche, IIAC - EHESS

Madame Myriam Tsikounas, Professeure d'histoire et audiovisuel à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (directrice de thèse)


Pour recevoir le lien de connexion, l'inscription sur la liste suivante est obligatoire.

En espérant vous retrouver virtuellement,


Victoria Afanasyeva

Résumé de la thèse :

L’idée de fonder des sociétés de tempérance se fait jour en France à partir des années 1830, au moment où les premières associations de ce type apparaissent dans les pays anglophones. Le mouvement antialcoolique français naît à la fin du XIXe siècle, mais les contours de l’adversaire restent flous jusqu’à la Première Guerre mondiale : les militants s’engagent tantôt pour la tempérance, tantôt contre l’alcoolisme, sans définir ces notions. Les femmes sont présentes dans les associations antialcooliques de cette époque, mais leur action reste peu visible. Durant les conflits 14-18, l’alcool – les boissons distillées et titrant de plus de 23° – est déclaré « l’ennemi de l’intérieur » et il est activement combattu par les antialcoolistes et notamment par l’Union des Françaises contre l’alcool. Le vin et les autres boissons fermentées sont épargnés pendant toute la période de l’entre-deux-guerres et durant la Seconde Guerre mondiale. À partir des années 1950, l’idée que toutes les boissons alcoolisées sont potentiellement nocives commence à s’affirmer lentement dans l’opinion publique. L’État s’engage dans la lutte contre l’alcoolisme : son objectif est la prévention. Dès lors les associations antialcooliques se réinventent sans cesse, essayant de se conformer aux nouvelles tendances en matière de prévention. En ce qui concerne les femmes, leurs engagements évoluent aussi au prisme de l’acquisition du droit de vote, du baby-boom des Trente Glorieuses et de la médiatisation de l’alcoolisme féminin.